1946
contact

  Retrouvailles avec l'Allemagne, où il sert au 1er R.I.

  Naissance de son fils Alain, le 20 septembre, à Donaueschingen, dans le Land de Bade.

Avec Marine et leurs deux garçons, Michel et Alain, le 25.5.1947

Algérie

1947

  Il quitte l'Allemagne, le 25 juin pour l'Afrique du Nord, en Algérie. Affecté, à Orléansville (aujourd'hui El-Asnam), au 1/9e RTA, il assume les fonctions de major au sein du régiment.

1948

  Naissance de sa fille Chantal, le 22 février, à Orléansville.

  Il est fait chevalier de la Légion d'honneur “pour services de guerre exceptionnels”, le 30 décembre.

1950

  Par voie de changement d'Arme, il est versé, le 31 juillet, de l'infanterie dans l'artillerie. C'est avec peu d'enthousiasme, voire du dépit qu'il accueille cet oukase qui lui fait obligation de quitter l'Arme dans laquelle il s'était initié au métier de soldat, à la carrière d'officier et avair reçu le baptême de feu. Ce fameux "képi bleu" qu'évoquera toujours avec la même nostalgie son épouse!

  Aussi ne pourra-t-il participer à la Guerre d'Indochine, rayé de facto du tour de départ de l'infanterie ( le tour de départ se faisant par Arme). Entre 1945 et 1952, 14 jeunes cyrards de la Marne et Verdun tomberont en Indochine.

  Le 10 novembre, il sert au 1/65e R.A., à Blida, commandant la 2e Batterie.

Garde au drapeau du 65e RA

1951

  Il effectue, à Idar-Oberstein, en Allemagne, un stage à l'École d'Application d'Artillerie, du 3 janvier au 14 avril.

Les officiers du 65e R.A. autour de leur chef de corps, lelieutenant-colonel Babron

  Naissance de sa fille Dominique, le 21 février, à Blida. À Idar-Oberstein, 21 coups de canons seront tirés pour fêter "l'heureux événement".

1952

  Naissance de son fils bertrand, le 8 mai, à Blida.

Défilé à Bouira, le 11.10.1952

1953

  Il reçoit le Témoignage de satisfaction à l'ordre de la région, daté du 10 avril.


  Naissance de sa fille Catherine, le 8 juin.

Avec sa fille Catherine en juillet 1960

 

La guerre d'Algérie

 

"L'Algérie a toujours représenté pour moi "l'Autre France”, celle léguée par nos anciens colonisateurs célèbres, grands gouverneurs. Son abandon, du domaine politique, m'a marqué profondément, car nous étions vainqueurs sur le terrain : la rébellion étant à notre départ à bout de souffle. Le pays ne s'en est jamais relevé et c'est le résultat qui nous a conduits à la situation actuelle de cette malheureuse Algérie, passée, après notre départ, aux mains des anciens Fellaghas!”
André MATHIEU
Notes personnelles

1954

  Naissance de sa fille Frédérique, le 17 juin, à Blida.

  Moins d'un mois plus tôt, sa mère, "Mamie Clo”, meurt. Elle, qui voulait être enterrée là où elle rendrait son âme à Dieu, repose désormais en paix dans la terre d'Algérie.

Fête musulmane de l'Aïd-El-Kébir : le traditionnel méchoui, le 9.8.1954

 

 

 

1956

  Quatre galons depuis le 1er avril, il est affecté à l'état-major de la Subdivision de Blida puis, le 15 septembre, à l'état-major de la Subdivision d'Alger.

1957

  Le 30 janvier, lui est décerné la Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord.

1958

Le 4 juin 1958 à Alger, de Gaulle au balcon du Gouvernement général:"Je vous ai compris!"


      
Mai 1958, à Blida. Comme dans toute l'Algérie, l'heure est à la "fraternisation", à l'espoir de la paix recouvrée. Au milieu des manifestants pieds-noirs et musulmans, le commandant Mathieu ne cache pas sa satisfaction.
Allée des mûriers à Blida, la petite famille Mathieu autour du communiant Alain, le 12.6.58

1959

  Affecté comme commandant en second au 4/8e R.A., le 1er octobre, il dirige la position du groupe de M'sid stationné dans le Secteur de Souk-Ahras, situé en Zone Nord-Est du Constantinois.

Défilé du 11 novembre, à Dréa, en 1959

1961

  Il est cité, le 5 avril, à l'ordre de la division. Distinction qui lui vaut concomitament la croix de la Valeur militaire avec étoile d'argent.

"S'est particulièrement distingué le 21 janvier et le 21 février 1961 en dirigeant calmement et efficacement la protection de sa position violemment harcelée tout en continuant à assurer l'appui des autres points du barrage soumis aux feux adverses. A contribué largement à l'échec des rebelles dans leur tentative.”
Ordre Général N°740

 

Les canons 105 du 4/8e RA de Souk-Arhas

  Le 22 avril, éclate le putsch d'Alger, fomenté par les généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller.

"Lors du putsch des Généraux, je me trouvais sur le barrage algéro-tunisien et mon régiment le 4/8e R.A. n'a été au courant des faits qu'à la fin de cette rébellion contre le pouvoir d'alors, sans avoir été contacté par qui que ce soit.”
André MATHIEU
Notes personnelles

  Le chef d'escadron prend le commandement du 1er/47e R.A. et de son commando de chasse Kimono 21, le 23 avril, à Nelsonbourg (aujourd'hui Si mahdjoub), dans le secteur de Médéa.

"Le 47e Régiment d'Artillerie quitte la Zone Sud Algérie après quatre années de présence en terre Algérie. Sous les ordres des Chefs d'Escadron Millot, Noël et Mathieu puis du colonel Lambert, le 47e d'Artillerie s'est vu confier de 1958 à 1962 la responsabilité du maintien de l'ordre sur des territoires vastes et difficiles du département de Titteri.”

Général ROUYER

 

Remise de décorations aux harkis du Kimono 21, en 1961
Le commando K.21 en mission héliportée

 

"Officiers, sous-officiers, canonniers, harkis du commando de chasse du 47e Régiment d'artillerie.

Le lieutenant Coste, après 20 mois de présence au commando dont 9 à votre tête, vous quitte. C'est avec un serrement de coeur que nous voyons partir, vers d'autres destinées, cet officier de grande valeur, sous les ordres duquel vous avez eu l'honneur de servir. Je ne citerai que pour mémoire le magnifique bilan obtenu pendant cette période : 62 rebelles tués, 45 prisonniers, 65 armes récupérées, témoignage de son activité et de sa combativité inlassable. La tâche n'est cependant pas finie. Sous le commandement du lieutenant Thomas ici présent à vos côtés, votre ardeur ne faiblira pas, j'en suis sûr. Votre mission sera terminée lorsque nous aurons libéré définitivement les populations de ce pays de l'emprise de la peur.”

Chef d'escadron André MATHIEU,
juin 1961.

 


Son fils Bertrand, “nouvelle recrue” du commando K.21, juillet 1961

Au milieu des hommes du lieutenant Coste (à gauche coiffant la casquette Bigeard)
Au côté du lieutenant Coste, chef du commando Kimono 21

 

Prise de guerre du commando Kimono 21

   Avec l'Algérie, le commandant Mathieu laisse, à tout jamais, derrière lui trois petits cos, dont le lieutenant-colonel Georges Brochen, mortellement blessé dans l'oued Tifrane( région Arris). Camarade du 5e R.T.M. à Guercif,au Maroc, parrain de son fils aîné Michel, compagnon d'armes de la Campagne d'Italie, du Pantano, du Garigliano et de la Campagne de France, de La Brière, de Soppes-le- Bas...

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